En me baladant dans un quartier de Taipei, j'ai découvert par hasard une petite librairie taiwanaise spécialisée dans les livres d'occasion en chinois mais aussi en langues étrangères, anglais, japonais, espagnol et français !
Folle d'enthousiasme, j'en ai même achetés 7, trop contente de ma découverte! Le tout pour 27 euros et que livres brochés ! De quoi se remettre sérieusement à la lecture tout en jetant un oeil sur Ugo!
En feuilletant l'un des ouvrages, j'ai découvert des annotations des précédents lecteurs, cela m'a un peu dérangée mais heureusement, les autres livres étaient pratiquement intacts juste des pages cornées.
Bref, J'ai terminé "Retour à Killybegs" de Sorj Chalandon, un livre vraiment bouleversant,sur l'amitié et la traîtrise avec en toile de fond l'IRA. Passionnant.
J'ai enchaîné avec "L'amour est très surestimé" de Brigitte Giraud, totalement différent, onze personnages racontent la fin de l'amour ou presque. Comment tout cela est-il arrivé? Difficile de ne pas se reconnaître dans certains passages, le mari en peignoir qui vous agace à s'endormir devant la télé, ou qui se laisse aller physiquement, le cheveu gras, ah ah, allez , avouons-le le ça nous arrive aussi! A relire.
Puis, un auteur américain Michael Farris Smith avec "Nulle part sur la terre" sur deux exclus du rêve américain, ceux qui n'ont même pas de voiture pour dormir dedans, c'est noir mais avec une petite lueur d'espoir au bout ! J'ai eu du mal avec le style de l'écrivain ou peut-être était-ce mal traduit.
"Mère et fille, un roman" d'Eliette Abecassis , oh celui-là je ne l'ai pas lu jusqu'au bout, j'ai essayé mais je n'ai pas pu, c'est pesant et sans intrigue, caricatural, des phrases à rallonge pour ne rien dire, bref, je n'ai pas accroché.
"La servante du seigneur" dans lequel Jean-Louis Fournier raconte, non sans humour, son désespoir et agacement face à sa fille qui a rencontré "Monseigneur". Distrayant.
"Le voyage d'hiver" d'Amélie Nothomb, sur le cheminement d'un homme un peu hurluberlu, amoureux d'une femme qui ne l'aime pas et qui est prêt à détourner un avion pour attirer son attention. Aussitôt lu aussitôt oublié !
Il y a bien une véritable librairie française à Taipei mais les livres y sont très chers par rapport à la France, et grâce à cette librairie, je vais me reconstituer une nouvelle pile de romans à des prix très accessibles.
Et vous, vous arrive-t-il d'acheter des livres d'occasion ?











bonjour!
RépondreSupprimerainsi tu n'avais jamais encore acheté de livre d'occasion??? j'en reste baba:)))
je n'ai lu aucun des livres que tu présentes, mais j'ai lu qq uns des auteurs.
les annotations je déteste ça; parfois elles sont très longues, il y a d'ailleurs un livre que j'ai renoncé à lire tellement il était annoté. c'est comme si qqun se permettait de me dire ce que je dois remarquer, comme s'il n'y avait qu'une seule façon de lire... bon, le Chinois qui souligne un mot, c'est peut-être un problème de compréhension mais... il n'avait rien d'autre sur quoi écrire?
Le livre de Chalandon j'en ai entendu parler, en bien. je crois l'avoir lu dans un autre roman, mais je ne sais plus lequel. en tout cas, j'apprécie sa rubrique dans le canard, toujours intéressante et prenante.
Giraud, connais pas et je ne lirai pas, parce que je vois parfaitement ce qu'elle veut dire et que je crois être d'accord :)))))))
Farris Smith, le thème est désespérant; je choisis trop souvent des livres comme ça, intéressants mais déprimants; je ne saurais qualifier la traduction, pour le faire sans avoir lu, impossible; et puis l'histoire de la traduction est un sujet de discussion interminable bien qu'intéressant.
Mère et fille, rien que le titre me fait fuir.
Fournier, j'ai lu un de ses livres; il a dû faire le deuil d'un enfant, et je crois qu'il a écrit un livre sur ce hème, pas pleurnicheur. je regarderai si celui-ci est à la bibli
Nothomb, ben... à part celui qui parlait de la Française qui travaille au Japon, et des passages de certains de ses autres romans, ta conclusion est parfaite. Ah! as-tu noté "LE" mot compliqué ou d'un niveau soutenu qu'elle a glissé dans son récit? chaque fois il y en a un. c'est ainsi que j'ai connu "épicène" ou "échanson" :))))))
connais pas E Caron, mais si elle est bienheureuse, que lui souhaiter de mieux hahaha....
longue vie à la boutique des livres d'occasion de Taipei! merci pour la littérature, D
Tu vas rattraper le temps perdu avec tous ces bouquins, Chalandon j'aime beaucoup, il faut toujours preuve. de beaucoup d'humanité dans ses romans, Nothomb, je suis d'accord avec toi, il n'y a pas d'émotions dans ces romans pour moi!
RépondreSupprimerJe devrais lire Giraud, elle est très connue en France !
Je ne connais pas les autres romans. L'Américain me tenterait bien. Bises, Carine